LA  LEGION ETRANGÈRE DE 1831 À NOS JOURS ...

Louis Philippe envoie les deux derniers bataillons de la légion étrangère en Algérie, qui comptera en effectif dès octobre 1832, 5538 officiers, sous officiers et légionnaires ! Cela n'empêchera l'émir Abd el-Kader de progresser dans sa défense et d'aligner, le 11 novembre 1832 aux portes d' Oran

3000 cavaliers derrière son cheval ! La horde va alors engager un combat freiné cependant par  l'aspect géographique du djebel Tafaraouïni dont les pentes sont abruptes, rocailleuses , ne laissant aucune chance aux chevaux même fougueux ! Sans compter la chapelle "Sidi Chabel" un marabout, qui n'entendra pas la prière des guerriers ! Les légionnaires vont alors profiter  de cette sourde prière, pour contre-attaquer ! D'un côté, les chasseurs à cheval, et de l'autre les légionnaires fantassins du 4ème Bataillon qui constitue les Espagnols vétérans de la guerre d'Espagne qui se battaient contre Napoléon ! 

Ces Espagnols, sont de francs cavaliers, sachant s'adapter à toutes situations même périlleuses... Glissés sous le poitrail de leurs chevaux, ils donneront le coup d'escouade en désarçonnant l'adversaire pour l'occire à coup de poignard ! Les cavaliers de Abd el-Kader seront dès lors surpris par cette tactique somme toute cosaque, et la débandade sera telle que beaucoup d'entre eux hésiteront devant les chasseurs espagnols ! Abd el-Kader décide de se retirer, ne pouvant souffrir la perte des ses hommes ! 

 

Il faudra attendre une année, pour que cette fois, les Italiens du 5ème Bataillon de légion étrangère interviennent en renfort, rejoignant leurs frères d'armes, les Espagnols du 4ème Bataillon. Au mois de juin, ce sera Arzew qui tombera. De nouveau, en juillet tous participeront à la conquête, défendant Mostaganem contre les soldats d'Abd-el -Kader !

1833, le colonel Bernelle nouvellement affecté, le 9 avril 1833, inscrira une nouvelle victoire avec la prise de Kolès situé au sud-ouest d'Alger; Le colonel Bernelle, prendra part à la guerre d'Espagne dont la cruauté fut sans pareil, et qui, pour la légion aurait pu basculer et la faire disparaître à jamais ! Cette guerre commença en 1835 et se termina en 1838 ! Mais avant qu'une guerre ne commence, il se passe des années à l'organiser, l'étudier et la mettre sur pied !

 

C'est donc en 1833, que le roi d'Espagne s'éteint, laissant à sa fille de 3 ans, Isabelle, son trône ! Il y aura donc une régente en attendant la majorité d'Isabelle et ce sera Marie-Christine la veuve, âgée alors de 27 ans qui prendra les rênes !  Bien entendu, le fait de léguer le trône à une enfant de 3 ans , entre en contradiction avec le frère du roi, même si la lignée n'est pas directe ! Don Carlos s'insurgera et ira jusqu'à déclencher dans le nord du pays un mouvement d'insurrection sans précédent !

LA GUERRE D'ESPAGNE - 1835

Colonel Bernelle

Ferdinand VII

La régente 

Des accords tripartites liant le Portugal, L'Angleterre et la France répondront à ce mouvement d'insurection venant en aide aide à la jeune reine ! C'est en juin 1834, que la France décidera d'envoyer la légion étrangère, tandis que l'Angleterre quant à elle, déploiera  12000 hommes du corps expéditionnaire sous le commandement de Sir Lary Evans dès les premières manifestations ! Tous occuperont San Sebastian !

 

Les Français prendront du retard, malgré le traité qui les liait au défunt roi d'Espagne devant assurer la nourriture, l'entretien , l'habillement et la solde des légionnaires !

 

En effet, Louis Philippe dut envoyer deux Bataillons, le 5ème Italien et le 7ème Polonais de toute urgence afin de porter secours à une colonne française sur Oran... Ce sera la Bataille de la Macta du 27 au 29 juin 1835 où le sacrifice des légionnaires à l'arrière-garde aura permis au général Trezel et à ses homme de ne pas se faire massacrer dans les marécages ! 

 

Le temps de réunir l'effectif au complet, celui-ci débarquera le 19 août à Tarragone !

Cette guerre opposera les Carlistes aux Cristinos en plein hiver, la légion habituée aux chaleurs torrides va se trouver, comme Bonaparte aux portes de l'enfer dû à un hiver rude ! Non seulement les légionnaires devront faire face aux mauvais temps mais aux mauvais carlistes, car ils ne sont pas tendres quand des adversaires leur tombent dans ls mains ! A la mi-septembre, trente légionnaires sous les ordres du sous-lieutenant Dumoustier défendent un poste tant bien que mal, les carlistes après avoir capturé leur chef, demanderont à ce dernier de les rejoindre ce que bien évidemment, le sous-lieutenant refusera ! La sentence sera terrible, inhumaine, diabolique ! Durant des jours, les légionnaires et leur chef auront les yeux crevés, obligés de marcher nus et les mains liées, dans les rues de village en village, jusqu'à ce qu'ils soient tous mis en joue et fusillés ! Quand le capitaine Ferrary capturera avec ses légionnaires, d'autres carlistes, aucun d'eux n'aura la vie sauve, tous seront fusillés ! 

1835, depuis que la légion est venue au secours de la reine Marie Christine, avec un corps formé uniquement de fantassins, le colonel Bernelle, après avoir été nommé "maréchal de camp" par la régente-mère pense qu'il est grand temps de former une compagnie de génie de reconnaissance ce qu'il fera en nommant un polytechnicien, le capitaine Rousselet commandant en chef de plusieurs escadrons de lanciers polonais, appuyés par une unité de sapeurs ! Bernelle ne veux plus entendre de discrimination entre les races dans les rangs des légionnaires et fait en sorte que le Français soit la langue commune de la légion étrangère ! Ce qui prévalait hier, prévaut encore aujourd'hui !

Carlistes : 16 000 (1834), 35 000 (1836), 30 000 (1838), 90 000 (1839), 250 volontaires étrangers (gradés, nobles) ; – Cristinos ou libéraux [22 octobre 1835 : introduction du service militaire obligatoire] 100 000-265 000 (1838), 220 000 (1839), 7 800-10 000 légion auxiliaire britannique, 5 000 légion étrangère française (Traité 28 juin 1835, débarquement Catalogne 16 août), 5 800 division auxiliaire portugaise. Victimes : 135 000/140 000 combattants morts (dont 7 700-7 800 français) + population civile (combats, maladies, répressions).

7 années de guerre pour un trône !

LA GUERRE D'ESPAGNE - 1836

Celle-ci sera difficile et sanglante, cependant deux combats seront à apporter dans une victoire, Tirapegui le 24 avril et Zubiri le 1er août !  Les Carlistes sont forcés de se replier devant l'artillerie mise en place par le capitaine polytechnicien Rousselet évitant ainsi  de prendre la ligne fortifiée de Zubiri , Malgré cela, les 3ème et 4ème Bataillons de la Légion déploreront 300 tués !

Le maréchal de camp, insiste pour que la reine tienne ses promesses quant à la,prise en chage des vêtements, des vivres et de la solde de ses hommes, ce à quoi il lui est répondu:" Que vos hommes conservent leurs capotes !" Les légionnaires n'arborent plus désormais que des habits déchirés, tachés de sang, et ont abandonné leur shako et casquette pour les bérets à pompon des Carlistes, ayant également abandonné leurs brodequins pour les espadrilles de ces mêmes Carlistes ! Bernelle n'accepte pas cette réponse, le montrera si fort, qu'il sera relevé de son commandement, remplacé par le colonel Conrad ! Déjà un surnom donné par les Carlistes lui collera à la peau..." Le Brave au cheval blanc "

Lui aussi réitérera la demande de son prédécesseur mais en vain !

 

Durant deux ans, les légionnaires, devront livrer une centaine de  batailles avec juste de quoi se nourrir, des vêtements en lambeaux, pauvres et amaigris ! Le 26 mars 1837, le combat se poursuit à Larrainzar, le colonel Conrad sera tué le 2 juin à Barbastro .

 

Dans ce même champ d'opération, la Légion va se livrer à un combat des plus meurtriers jusqu'à n'être plus qu'un seul bataillon en effectif, La Légion agonise, la faim, le manque de solde durera ainsi jusqu'au mois de décembre dans cette ville de Pampelune où elle se cantonnera !

5000 légionnaires avaient débarqué en provenance d'Algérien il en restera un peu moins de 500 après ces années de guerre !

Capture d’écran 2020-12-05 à 15.48.03.
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© 2020 par Jean-Paul ANDRY 

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