LA  LEGION ETRANGÈRE DE 1831 À NOS JOURS ...

LA RECONSTITION

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LA PRISE DE CONSTANTINE

La guerre d'Espagne se terminait pour la Légion étrangère, laissant un effectif, des plus affaiblis ! 

La légion  a tenu ses promesses devant une reine qui elle a failli ! Le résultat a été déchirant, trop de légionnaires sont morts, le combat est inégal quand la nourriture vient à manquer et que l'homme perd sa dignité  ; Malgré tout, les recrutements s'activaient dans le sud de la France, d'autres étrangers se présentaient, tous des volontaires pour donner leur vie pour un pays qui n'était pas le leur !

 

De nouveau il fallait redorer le blason de la Légion étrangère et former de nouveaux effectifs pour l'Algérie ! Au début de l'année 1837, Constantine ville fortifiée avait tenu plus que jamais, l'artillerie lourde et le surplus d'hommes en défense firent la différence, Constantine restait maître des lieux !

Ce fut là une bataille de perdue !  Le 9 octobre une seconde attaque est lancée, elle dura quatre jours, et le 13 de ce mois, les légionnaires ouvriront une brèche dans le mur de la fortification pour s'y infiltrer et faire irruption dans la ville ! La journée sera rude, pour les deux camps, des deux côtés chacun se battra dans l'espoir de gagner et c'est à la tombée de la nuit, que le sergent-major Doze enlèvera le drapeau à l'ennemi ! Ce drapeau est depuis dans une vitrine des Invalides à Paris !

La légion reconstituera les Bataillons avec le recrutement qui se poursuit en métropole, formant ainsi trois Bataillons engagés dans des combats l'année suivante, les cibles : Alger toujours défendue fièrement par Abd-el-Kader et ses hommes ! Les légionnaires restent des bâtisseurs et se rient des obstacles, aussi construiront-ils une route sommaire mais franchissable entre Douera et Boufarik ! Cette oeuvre prendra le nom de "Chaussée de la Légion" !

VERS LA FIN DE LA CONQUÊTE

1841, les Bataillons, continuent à prendre de l'expansion en effectif, les bureaux de recrutements en métropole sont en demande tant et bien que deux régiments vont se constituer rapidement ! Le 1er restera dans l'Algérois ainsi que l'Ouest Algérien ! La Légion étrangère et ses pionniers bâtisseurs aideront à la création de Sidi-Bel-Abbès qui deviendra le berceau de la Légion ! Les légionnaires du 1er Régiment, continueront à se battre et poseront le fusil pour la pelle et la pioche élevant des postes, construisant des pistes ! En face les farouches guerriers et combattants d'Abd-el-Kader ne relâcheront pas l'étreinte ! Le 2ème Régiment de la Légion, se cantonnera aux abords de Bône en direction de la Kabylie ! Le Sahara est proche, et le sable, dense L'Aurès veille sur tout ce territoire ! 

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Le 15 mars 1844, le Duc d'Aumale, fils de l'actuel roi, Louis Philippe, à la tête de ses légionnaires, s'emparera de M'Chounech, village berbère et l'un des derniers bastions résistant aux Français ! Le  2ème Régiment de la Légion étrangère a maintenant son drapeau ! 

Autre bastion de la résistance tenu pas les Chaouïas, rudes montagnards et âpres guerriers vont constituer une défense qui, pour le 2ème Régiment, cette fois sous les ordres du colonel Carbuccia restera amère !  Ordre lui est donné de prendre l'oasis de Zaatcha, mais les renseignements ne sont pas complets  concernant les défenseurs, celui-ci se bute à un obstacle défensif qu'il ne pensait pas et ordonne le repli de ses légionnaires, non sans avoir relevé, 32 tués et 115 blessés !

 

La première opération ayant échouée, l'hiver quant à lui a revêtu son manteau blanc ...

4000 hommes sous le commandement du général Herbillon, vont cette fois se lancer à l'assaut, protégés par un mouvement d'artillerie, il ne peut que remporter une victoire...ce sera sans compter les dures lois de la nature... L'oasis de Zaatcha se pose sur une large étendue, un fossé de sept mètres sépare les assaillants des défenseurs dont les redoutes sont nombreuses et bien gardées par des hommes aguerris et fanatiques ! Les légionnaires sont maintenant atteints du choléra transmis par les nouvelles  recrues venant de France; Il faudra courage et persévérance chez ces hommes pour continuer un combat acharné de six semaines, celui-ci payera, malgré la perte cruelle de 1500 tués et blessés ! La colonne du général Herbillon, finira par enlever Zaatcha, le 26 novembre 1849.

LA BATAILLE D'ISCHERIDEN

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Tout comme Zaatcha, Ischeriden ne donnera pas dans la, tendresse, les guerriers de Abd-el-Kader vendront chèrement leur peau et défendent leur lopin de terre corps et âmes ! La première opération sur Zaatcha aura été un fiasco, comme le sera le premier jet sur Ischeriden !

Les légionnaires pourtant appuyés par l'artillerie lourde ne viennent pas à bout de quatre à cinq mille kabyles ! Le nombre est trop important !

 

Le général Mac Mahon qui commande cette opération ordonne au 2ème Régiment de la Légion d'engager le combat sans commune mesure ! Un peu comme le faisait les Romains avec leurs boucliers, les légionnaires avancent fusils pointés mais ne tirent aucun coup de feu, une tactique pour le moins déconcertantes, aux yeux des kabyles qui, malgré la stupéfaction générale tirent sans coup férir en direction de cette ligne de front !

 

Les légionnaires poursuivront leur avance ! La tactique semble porter ses fruits, l'impassibilité des hommes est  telle que les guerriers kabyles vont ordonner le repli dans la débandade...

Le lendemain le dernier bastion a sauté et les kabyles se soumettent ! Le maréchal Randon fera la promesse solennelle de ne pas ternir  les lois et les coutumes kabyles aucune façon et il en sera de même pour tous les chefs lui succédant ! Les kabyles ont joué jusqu'à leur dernière carte, se sont battus glorieusement, accéder à leur demande ne pouvait être qu'un honneur pour la Légion !

Le lendemain, un Beni Yeni déclare : « c’est le mouvement de vos grandes capotes qui nous a fait quitter les barricades (...) Depuis que les Français sont venus du Sabou, je me suis battu à tous les combats ; je voudrais savoir qui est ce diable enchanté qui hier, marchait à cheval à la tête des grandes capotes, je lui ai tiré deux coups de fusil, nous étions plus de mille à tirer sur lui ? »

Ce diable était le capitaine adjudant-major Dufaure du Bessol ; une autre version dit qu’il s’agit du commandant Mangin. La fin de cette lutte produit sur la Kabylie un effet moral considérable. La route du Djurdjura étant ouverte aux Français, la résistance générale des Berbères se trouve disloquée et l’armée n’a plus devant elle que des résistances partielles. Chaque Amins des villages se présente pour demander l’aman. Les paroles du maréchal Randon, promettant de respecter leur smala, de n’imposer ni caïds, ni khalifats et leur permettant de garder leurs lois et djamaas, sont transmises aux tribus. De ce jour, la Grande Kabylie est pacifiée. Ischeriden coûte 1500 Français tués et blessés dont 30 officiers : le général de Mac Mahon est blessé, le capitaine Bourbaki échappe à la mort, un cheval tué sous lui et le caporal Mori Ubaldini est proposé pour la Légion d’honneur. Cette bataille marque la fin de l’indépendance des Berbères.

Source       (Remerciement pour ce complément d'informations)

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Joseph Arthur Dufaure du Bessol

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