L'ALGERIE FRANÇAISE

ALGER 1956...

ATTENTATS A L'EXPLOSIF !

"Un été à Alger" aurait chanté Jean-Pax MEFRET, il a préféré chanter "Un Noêl  à Alger"...ce n'est pas compliqué ...Oui ! Parce que l'été 1956 l'a été...lui compliqué !  Petite transition avec l'interprétation de Jean-Pax Mefret... 

UN NOËL A ALGER... JEAN-PAX MEFRET 

En  trois mois, de cette période d'été 1956/1957, Le soleil est présent, comme est présente une majorité de Français d'Algérie sur les terrasses des cafés, Les pieds-noirs recherchent à s'évader des malheurs du quotidien depuis que la guerre a éclaté !Ils vont  donc voir les nouveaux films et s'entassent dans les salles de cinéma ! Et ce sera dans l'une de ces salles qu'une bombe éclatera ce 15 septembre de l'année 1956 en plein Alger...Elle fera 7 blessés !

Une semaine après, le 24 du mois, suivront 9 attentats qui déploreront cette fois,  3 morts et 5 blessés ! Les bombes vont s'intensifier, autant que le nombre de victimes touchées à partir du 30 septembre. Un grand café " Le Milk Bar" sera visé, la terrasse est bondée, propice à la pose d'une bombe, dans la série des attentats, suivra  "La Cafétéria,...les victimes... 3 morts et 60 blessés dont 12 seront amputées ! 

 

17 novembre, l'hiver approche, les rebelles doivent se dégourdir, non pas qu'il fasse froid mais ils changent de tactiques, abandonnant les bombes pour le jet de grenade...Ce sera "le Progrès" qui sera la cible avec 3 morts et 6 blessés ! Quelques jours plus tard, le 28 novembre...4 bombes exploseront faisant 10 blessés. 

Le Milk Bar

Le FLN n'hésite pas, à employer "tous les moyens", une phrase chère à De Gaulle qui lui non plus n'hésitera pas à les "faire employer ces moyens par l'armée lors du putsch d'Alger; Mais nous y reviendrons... 

 

Djamila Bouhired et Zohra Drif sont l'un de ces "moyens" ! Recrutées par les FLN éxécutent les ordres qui leur ont été donnés. Les deux femmes, s'occuperont du glacier "Le Milk Bar"! Zorah, épouse d'un des neufs chefs de L'ALN, Rabah Bitat, Djamila Amrane , épouse quant à elle, de Jacques Vergès et toutes deux après avoir été faites prisonnières en 1957  seront graciées par De Gaulle lui-même en 1962 !

 

De Gaulle ainsi tirera une fois de plus les couvertures à lui, évitant évitant ainsi d'attiser les foules, avec ce geste de clémence! Après, ce qui adviendra est une affaire qui ne le regardera pas !  Mais là aussi, nous y reviendrons, nous n'en sommes pas encore au 5 juillet 1962...

Djamila Bouhired

Zorah Drif

Je pensais poster ici différents journaux, relatant les attentats, mais je ne le fis pas ! Nous assistons à une suite de copies collées avec à la une chacun approximativement le même titre, mais là où ils ne se suivent ces journalistes, c'est dans le nombre de victimes, tuées ou blessées ! Suivant l'appartance à la classe politique, ils s'arrangeront comme ils le font encore de nos jours, soit à minimiser ou accentuer le nombre de dommages collatéraux 8 Donc ...pas d'article de journaux ! 

Djamila Amrane

 

H

 

La thèse de Robert DAVEZAC : "Chronique des évènements et des actes de violence dans le Grand Alger" (1er juin 1958 – 30 avril 1961) à l’Université de TOULOUSE-MIRAIL énumère des centaines d’actes de violence, parmi lesquels : Samedi 26 janvier1957 vers 17 h. Deux jeunes filles entrent dans la brasserie "L'Otomatic" rue Michelet à Alger. La salle au rez-de-chaussée est bondée de jeunes étudiants et de familles entières attablées, s'accordant un moment de détente pour oublier la tension permanente. Aucune place vacante. Les deux jeunes femmes montent dans la salle au premier étage s'installent à une table et commandent deux rafraîchissements. Deux jeunes filles ordinaires que personne ne saurait soupçonner de vouloir semer la mort et la terreur. L'une d'entre elle a, posé sur ses genoux, un sac. Quelques minutes plus tard elles règlent leurs consommations et demandent la clef des toilettes situées au sous-sol. La jeune fille au sac pénètre dans le local dépose son sac sur la chasse d'eau puis disparaît avec sa compagne.
17 h 30 c'est le carnage. Les tables sont projetées en l'air, des débris volent, les vitres sont pulvérisées, les gens jetés à terre. Des cris, des larmes de la poussière et du sang partout. Des membres arrachés, des visages ensanglantés, des corps meurtris de débris divers. Un amalgame de gens les uns sur les autres, inconscients, estropiés ou hébétés.
Cette boucherie entrait dans le cadre d'une opération concertée. Au même moment deux autres établissements :
La Cafétéria" presque en face, rue Michelet et le "Coq hardi", rue Charles Péguy, connurent la même sanglante épreuve. On relèvera de cette triste journée 4 morts et 50 blessés dont de nombreux enfants dont certains très grièvement durent être amputés.
Les deux complices de l'attentat de l'Otomatic furent Zahia Kerfallah et une européenne, la demoiselle au sac : Danièle Minne au nom prédestiné. D'apparence timide et frêle, on lui aurait donné le bon Dieu sans confession.

Source: http://www.babelouedstory.com/voix_du_bled/terrorisme_fln/terrorismefln.html

L'année commence comme elle aura terminée, avec de nouveau une série d'attentat à la bombe ( J'ouvre une petite parenthèse sur les attentats commis de nos jours en France qui ne sont perpétrés et commandités par des groupes opuscules au service du gouvernement ! Parfois il est bon, lorsque les gens  se fixent trop  sur un sujet fâcheux... un exemple parmi tant d'autres... le coronavirus , les confinements et les vaccins... d'inverser la situation ou tout au moins donner une pause à ceux qui pourraient devenir les complôtistes, alors interviendra un fait divers, un chien écrasé, quoique??? Oui un petit attentat pourquoi pas ! Mais voyez-vous la différence entre les attentats de jadis , ceux de la guerre d'Algérie et ceux commis en France aujourd'hui? Oui ! Vous avez compris ! Il serait inutile que ces biens pensants nous prennent pour des abrutis ! 

3 janvier 1957; Une bombe dans un trolleybus: 2 morts

22 janvier: Un car destination Alger-Koléa est attaqué : 7 morts et 3 blessés graves.

26 janvier:  Le Coq hardi, l'Otomatic, et le Cafétéria sont tour à tour frappés d'une bombe

12 morts et 45 blessés.

10 février, c'est le stade d'El Biar et le Stade Municipal :  3 bombes explosent: On déplorera 12 morts et 45 blessés

3 juin: Les cibles sont choisies dans les quartiers populeux, des bombes sont cachées dans les lampadaires : 8 morts et 70 blessés.

9 juin: Le casino de la Corniche explose: 9 morts, 85 blessés dont 10 très grièvement!

26 juin: 33 bombes sont découvertes avant même d'être posées.

18 juillet: 5 bombes explosent dans le centre d'Alger, bilan: 5 morts et 3 blessés !

logopi10.gif
logopi10.gif

© 2020 par Jean-Paul ANDRY 

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now